De la loyauté de sang à la Souveraineté de l'Âme

De la loyauté de sang à la Souveraineté de l'Âme 

Nous traversons actuellement des vibrations « secouantes », de celles qui nous poussent dans nos derniers retranchements pour nous forcer à l’alignement pur. J’aimerais vous confier l’histoire d’une mue. Une traversée initiatique vécue ces derniers jours, qui touche à ce que nous portons de plus enfoui : nos loyautés invisibles.
Le corps comme boussole du chaos.
Tout a commencé le 3 mars, dans les terres de Bretagne. Dès la première nuit chez ma mère, mon dos se fige : un blocage total, des dorsales jusqu’au cou.
De retour chez moi, l’intensité migre. Elle vient mordre ma poitrine, mon cœur. Une nuit, le réveil est brutal : panique, chamade, la sensation glaciale d’un infarctus imminent.
Face à cette tempête, je me fais une promesse : laisser l’intensité me traverser, mais prendre rendez-vous avec la médecine des hommes, ma cardiologue, dès l’aube.
Car mon corps est ainsi : il est le premier à crier lorsque le monde invisible s’entrechoque.
Le rêve du passage : l’Homme-Enfant
Vendredi 13, la veille de ma thérapie, le monde onirique m'ouvre la voie. Je rêve que j’accouche. Seulemet, voilà, impossible de retourner l’enfant pour qu’il se présente par la tête (cette tête qui veut tout contrôler).
Alors, j’abdique...
Je laisse glisser la vie par les pieds, dans le sillage de l’ancrage et de l’instinct.
À ma grande surprise, ce nouveau-né debout et il est déjà un homme : un Homme-Enfant.
Automatiquement, je le serre contre ma poitrine pour l'aimer, pour contenir ce mystère.
Eugène, mon grand-père maternel, le Chevalier Fantôme.
Au petit matin, lors de ma séance thérapeutique, je plonge.
Je suis bien dans mon corps mais dans les profondeurs des poupées de conscience qui me fasconne, un figement. Le mental se débat, refuse le contact. Puis, l'image surgit : ma mère. Elle est installée là, dans l’habitacle de mon cœur. (ma mère a des problèmes de cœur).Je ne veux pas la faire sortir. Mais la conscience descend plus bas, plus loin, jusque dans les eaux de ma vie intra-utérine.
Là, je découvre une membrane étouffante autour de mon placenta. Une présence : Eugène, mon grand-père maternel, mort d'une crise cardiaque.
Eureka de l’âme!
Lorsque ma mère m’attendait, elle était percluse de deuils : son père, son oncle, sa grand-mère. Eugène son père, avait été son chevalier, son rempart contre la toxicité de sa propre mère.
En mourant brutalement, il la laissait sans défense, abandonnée, en proie à un profond désespoir.
Inconsciemment, dans le secret du ventre maternel, j'ai accepté le pacte de sang : le remplacer.
Devenir le bouclier, la protectrice, celle qui doit sauver, celle qui doit protéger.
Cette loyauté de sang était un parasitage vibratoire ; elle créait ce figement de pierre dans mon sacrum et ces épées dans ma poitrine. Un désir viscéral inconscient d'être la protectrice de ma mère.
Le Scalpel et la Couronne.
Alors, un scalpel de lumière est apparu. Avec une précision chirurgicale, il a découpé l’espace de mon grand-père du mien. Il a libéré mon placenta. Ce même scalpel a ensuite ouvert le sommet de mon crâne, de gauche à droite, pour laisser mon chakra couronne respirer l’air pur de ma propre essence, libre de toute influence ancestrale.
Tout le week-end, j’ai senti cette cicatrisation vibratoire au sommet de ma tête. Une lente reconstruction.
Le Domaine Carré.
Le processus s'est achevé cette nuit par une vision d'une stabilité rare. Je présentais à cet Homme-Enfant son domaine, son héritage légitime. Un espace carré, délimité, stable, en pierre. En lui montrant son territoire, je reprenais possession de ma propre structure.
Je ne suis plus le bouclier d'un autre. Je suis la bâtisseuse de mon propre royaume.
La digestion des profondeurs.
Pour ancrer cette libération, l’Hélichryse italienne (l'Immortelle) a été mon alliée. Massée sur mon dos, cette huile des « bleus de l’âme » a agi comme un solvant sur les mémoires cristallisées.
Aujourd'hui, mon corps évacue les scories de cette ancienne servitude. Mon cœur est libre, mon sacrum encore sensible, car c'est là que repose ma nouvelle assise.
Il est possible de découper ces liens. Il est possible de transformer un masculin « massacré » en un masculin « ajusté ».
La vie depuis l’intérieur.
Là où elle prend corps.
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