Le "lien sacré" mère-enfant

On parle souvent du "lien sacré" mère-enfant. On parle rarement du désir de destruction...

Jai une histoire à te raconter.

Sur cette photo ma grand mère pousse la poussette où ma mère est installée.

Les mères portent en elles le pouvoir de vie et de m0rt...mais cette dernière est rarement contactée en conscience.

Il existe un espace noir, terrifiant, sans limites, que certaines lignées de femmes se transmettent comme un héritage "empoisonné". Un espace de sidération où la mère, au lieu de nourrir, ressent une

ha!ne viscérale pour son enfant. Cela peut aller au passage à l'acte dans certains cas...malheureusement.

C'est un sujet extrêmement tabou.

Avant mes 30 ans, face à mon aîné, j’ai ressenti cette abomination. Je me suis sentie "anormale". Je me suis sentie impuissante. Cetait terrible...

J'ai plongé dans la culpabilité avant de comprendre qye ce n'était pas à moi.

C’était une mémoire.

En creusant, années apres années, j’ai découvert une chaîne de survie dans la ha!ne transmise de mère en fille:

- Mon arrière-grand-mère, qui avait voulu faire " passer" sa propre fille alors qu'elle était enceinte.

- Ma grand-mère, qui a passé sa vie entre les psychiatres et les tentatives de su!cide, cherchant à "ne plus sentir".

- Ma mère, témoin des lavages d'estomac a répétition , des avortements clandestins et victime du fiel destructeur et pervers de sa mère, qui s'est figée dans une bulle de sidération pour éviter la ter*eur.

Moi je suis arrivée dans ce ventre maternel figé dans le temps. Un espace dur froid privé d'amour maternel.

Je savais l'histoire dune façon intellectuelle. Ma mere me l'avait racontée à teavrs son propre état de sidération.

"Savoir" que c'est "transgénérationnel" est une chose. Le ressentir dans sa chair en est une autre.

J'ai senti ce trou noir dans mon corps. Pour ne pas sombrer, j'ai dû me raccrocher à la consistance physique de mes ischions, à mon périnée, à la terre, la la structure.

J'ai dû apprendre à réguler mon système nerveux pour ne pas laisser ce programme dicter ma réalité, pas dans ma tête dans la mémoire de mon corps.

Aujourd'hui, j'accepte que ce complexe émotionnel existe. En le traversant, couche par couche, année après année, je cesse peu à peu d'en être la victime.

Œuvrer sur soi, c’est démêler l'intrigue entre notre histoire personnelle, le transgénérationnel et l'inconscient collectif.

Ce n'est pas parce qu'une ha!ne vous a été léguée qu'elle doit définir votre avenir. Il est possible de :

- Reconnaître la transmission sans s'y identifier.

- Réguler la sidération corporelle quand elle remonte et se laisser traverser.

- Choisir la vie, même là où il n'y avait que du vide.

C'est ce chemin de retour au corps et à la présence que je propose dans mes accompagnements. Pour que le "trou noir" laisse place, enfin, à une structure solide.

La vie depuis l’intérieur,

Là où elle prend corps.